lundi 25 février 2013

Le TBI en classe ?


Le TBI, le tableau blanc interactif, le connaissez-vous? Il s’agit de l’outil techno pédagogique à la mode ces dernières années dans nos écoles secondaires. Cette mode qui a vu le jour lors de l’annonce du Gouvernement Charest, en 2011, du projet d’installation de tableau interactif dans l’ensemble des classes du Québec. Cette importante dépense, en moyenne 2000 $ par tableau, est-elle justifiée? À vous de juger…

Au départ, il me semblait très intéressant d’avoir l’opinion des élèves. N’est-ce pas pour eux que nous tentons continuellement d’améliorer le monde de l’éducation? Il me semble donc important de connaître ce qu’ils en pensent! Un texte très intéressant Nouveau gaspillage de fonds en éducation écrit par Raphaëlle Élément et Félix Tremblay, deux étudiants de la deuxième année du secondaire, nous témoigne d’une opinion très marquée qui est probablement partagée par une certaine partie de la communauté étudiante. Ainsi, on y mentionne l’utilisation généralement restreinte du TBI à la correction de devoirs et d’exercices ou encore à la projection de notes de cours. Ce qui est très facilement réalisable avec les bons vieux outils tels que le tableau noir. Ainsi, je me questionne également sur la valeur ajoutée de cet outil en situation d’enseignement. En ce sens, on mentionne quelque chose qui est, selon moi, très important, « […] il faut suivre une formation complète pour bien saisir le fonctionnement de l'appareil.» (Élément, Tremblay. 2011) Cela me semble tout à fait indispensable. Avoir un TBI dans notre classe, ne va pas nécessairement avec la compétence à bien l’utiliser dans nos situations d’enseignement. De plus, les deux jeunes élèves du secondaire mentionnent :

« Entre les jeunes et le tableau blanc subsiste une interaction à fréquence quasi nulle. C'est-à-dire que les élèves n'y touchent jamais. Cette problématique est liée à la complexité de son utilisation, mais aussi au fait qu'afin que le contact entre le tableau interactif et les élèves soit possible, des manettes et d'autres instruments sont essentiels. Cet ajout augmentera la facture d'environ 2000 $ pour chaque tableau. » (Élément, Tremblay. 2011)

Ceci est majeur, selon moi, on le nomme le tableau interactif, mais l’est-il vraiment? Honnêtement, mes expériences en milieu de stage dans des classes ayant un TBI me démontrent que ces jeunes n’ont pas torts. Finalement, je tiens à citer un passage de ces deux jeunes qui traduit très bien ma pensée concernant cet outil pédagogique :

« Dans le cadre de son discours d'ouverture de l'actuelle session parlementaire, M. Charest a annoncé ce projet en identifiant clairement son but : réduire significativement le taux de décrochage scolaire. Il faut être complètement déconnecté de la réalité présente dans les maisons d'éducation québécoises pour croire qu'on réglera ce problème en mettant “une grosse bébelle” devant les élèves. » (Élément, Tremblay. 2011)

Pour ce qui est des avantages du TBI, puisque bien entendu cet outil en comporte quelques une. L’article de Marc-André Lalande, conseiller pédagogique au RECIT Provincial, Le tableau blanc interactif (TBI) en éducation : ses avantages et ses limites, nous permettent de venir nuancer notre opinion. Ainsi, M. Lalande mentionne que cet outil permet de rendre les explications des enseignants plus naturelles, et ce, dans certains contextes restreints tels que : « […] illustrer avec ses doigts au tableau des concepts comme le déplacement d’un complément de phrase ou l’effet du déplacement du foyer d’une parabole. » (Lalande, 2010) 

Ceci permet donc un passage plus facile des objets d’enseignement dans un contexte plus concret, ce qui est un très grand avantage pour l’apprentissage de nos élèves. De plus, il est vrai qu’il est possible de présenter des articles web ou encore des vidéos, Toutefois, ceci est également possible avec une toile blanche et un projecteur, par contre le TBI nous permet de les annoter, ce qui, comme le mentionne M. Lalande est un avantage indéniable.

Tout cela me semble bien complexe et honnêtement je crois qu’il est difficile d’avoir la bonne réponse. Comme nous l’entendons souvent dans le milieu de l’éducation, tout dépend de l’utilisation que nous en faisons. Ainsi, je crois qu’il serait plus judicieux et surtout beaucoup moins couteux pour notre système d’éducation en très grande difficulté financière de restreindre la quantité de TBI dans les écoles. C’est-à-dire que pour l’avoir observé dans une école secondaire, il serait pertinent de rendre disponible un TBI mobile pour chaque niveau. Ce qui éviterait ainsi que certains tableaux soient peu utilisés dans certaines classes. Il suffirait simplement de le réserver pour certaines périodes pour l’utiliser. Il ne faudrait toutefois pas oublier la formation aux enseignants qui est indispensable.

Voici une vidéo de M. Karsenti, chercheur à l’Université de Montréal, sur le sujet qui m’a semblé très intéressante et surtout très pertinente pour comprendre les enjeux du TBI dans nos classes. 


Voici les liens web des deux textes mentionnés plus haut :

mardi 19 février 2013

La différenciation pédagogique


Les aides technologiques, est-ce pertinent d’en faire leur utilisation en classe? Selon moi, ils sont indispensables à la réussite de nos élèves particulièrement ceux en adaptation scolaire. Aucune aide technologique ne me semble plus pertinente qu’une autre. Il s’agit plutôt, d’après mon expérience en milieu scolaire, d’un choix pédagogique qui doit être adapté pour chaque élève, et ce, en fonction des difficultés propres à chacun. De plus, bien que l’outil technologique soit adapté aux besoins de l’élève, une bonne utilisation de ce dernier est primordiale pour ainsi observer sa valeur ajoutée aux apprentissages de l’élève. Ainsi, du temps d’enseignement à l’utilisation de l’outil est indispensable, afin de rendre l’élève compétent. Nous évitons également de cette façon d’augmenter les difficultés de l’élève qui lui semblent souvent déjà insurmontables.   

La vidéo présente en dessous de mon billet de la semaine est selon moi un témoignage important permettant de comprendre l’impact positif que les technologies peuvent avoir sur les élèves dyslexiques. Nous entrons donc ici dans le monde de la différenciation pédagogique. Qu’est-ce que la différenciation pédagogique? Voici une définition trouvée sur le site web http://differenciationpedagogique.com/questceque/questceque :

« Une action d’un ou plusieurs pédagogues qui, sur la base d’une solide connaissance des préalables et caractéristiques d’un ou de plusieurs élèves, de formules pédagogiques et d’interventions diversifiées, du programme de formation et de l’environnement d’apprentissage, tend (ent) à harmoniser ces différentes composantes d’une situation pédagogique ainsi que les relations entre elles, dans le but de favoriser l’apprentissage. »

En d’autres mots, il s’agit de faciliter l’apprentissage de nos élèves grâce à des stratégies adaptées à leurs besoins. Cela semble bien évident, mais sur le terrain cela est parfois difficile.  Imaginez-vous devoir enseigner à une classe de 20 élèves tous en très grandes difficultés scolaires. Tout un défi! C’est pourquoi ce sont des professionnels de l’éducation, les enseignants, qui relèvent ces défis.  

Certains outils présentés dans la vidéo telle qu’Antidote, Lexibook et Word Q sont présentés comme des outils permettant une plus grande autonomie, une plus grande estime de soi et qui mène vers une meilleure motivation scolaire et une plus grande persévérance scolaire. Il s’agit ici d’éléments particulièrement importants pour la réussite de nos jeunes à l’école. De plus, j’ai trouvé très intéressant le message d’un élève interviewé dans la vidéo qui se disait moins inquiet pour son entrée au secondaire et que sans le soutien des outils technologiques ses apprentissages seraient beaucoup plus difficiles, ce qui le découragerait.

Les aides technologiques ne sont-elles pas un pas pour aider ces élèves dyslexiques à ne pas décrocher de l’école? Comme Mme Desgagné directrice de l’école Le sentier, j’en suis persuadée! Et vous?

Cette vidéo a été trouvée sur le site web suivant : https://sites.google.com/site/lesaidestechnolo/ qui représente une source importante d'information sur les aides technologiques pouvant être utilisées dans le cadre scolaire. 

mardi 12 février 2013

L'exploitation des TIC en classe pour donner les meilleures chances à nos élèves


Cette semaine, je tenais à vous faire découvrir une école extraordinaire située sur la Rive-Sud de Montréal, l’école Jacques-Ouellette de Longueuil. Cette école est spécialisée pour les élèves ayant une déficience visuelle du primaire jusqu’à l’éducation aux adultes. Il s’agit de la seule école francophone d’Amérique du Nord entièrement dédiée à cette clientèle particulière. J’ai eu la chance de visiter cette école et d’y faire de la suppléance. Je ne vous parle pas de cette école par hasard. Ce milieu m’a permis de réaliser l’impact majeur que les TIC peuvent avoir sur les apprentissages d’élèves ayant des besoins particuliers.

L’utilisation des TIC, nous le savons, peut nous faciliter la vie en diminuant notre tâche ou encore en nous permettant d’être plus efficaces. Mais imaginez-vous un instant perdre la vue. Les TIC deviennent alors indispensables à un très grand nombre de tâches particulièrement pour les tâches scolaires.

L’utilisation des technologies est déterminante pour les élèves de cette école. Chaque élève a à sa disposition un ordinateur lui permettant de grossir les caractères et de modifier les contrastes (noir sur blanc ou blanc sur noir) comme il le souhaite. Ils peuvent également se faire lire des textes par des logiciels adaptés. La technologie permet également la transcription des textes en braille pour ainsi les rendre accessibles à un plus grand nombre d’élèves. Le matériel étant entièrement adapté, en un seul clic de souris, aux besoins des élèves les aide donc pour l’ensemble des tâches demandées par leur enseignante, et ce, peu importe la discipline. Honnêtement, dans un tel milieu, il me semblait complètement impossible de ne pas avoir recours à la technologie qui est présente dans l’ensemble des situations d’apprentissages.  

Cette courte vidéo nous permet de constater cette importante utilisation des TIC dans ce milieu scolaire. Je vous invite donc à prendre quelques minutes pour le visionner.


Je crois donc que les innovations technologiques nous permettent de rendre plus accessibles les milieux scolaires aux personnes ayant un handicap, ce qui entre dans une optique d’accessibilité universelle.  

Un document réalisé par l’institut de réadaptation en déficience physique du Québec nous permet également de réaliser l’ensemble des adaptations qui sont nécessaires pour faciliter la vie des gens ayant une déficience visuelle. Il est donc très intéressant d’en prendre connaissance, car certaines choses peuvent nous sembler évidentes, mais sont primordiales pour une personne malvoyante. 

mercredi 6 février 2013

L'importance de la formation continue


Le visionnement de cette courte vidéo de Mme Cynthia Ouellette m’a fait réfléchir concernant l’importance des savoirs pédagogiques, des savoirs disciplinaires, des savoirs technologiques ainsi que les relations entre chacun de ces savoirs pour être un enseignant compétent.
Chacun de ces savoirs me semble indispensable. Comment s’imaginer qu’un enseignant qui n’en connaît pas plus que ses élèves sur le sujet d’enseignement peut amener ses élèves plus loin? Comment pourrait-il leur permettre de se dépasser et surtout comment pourrait-il les intéresser?
De plus, un enseignant doit maitriser des notions de pédagogie pour être en mesure de bien transmettre sa matière. De nombreuses notions devant être enseignées sont abstraites. Ainsi, un enseignant doit être conscient que les élèves apprennent grâce à un passage du concret vers l’abstrait. Il s’agit d’un exemple de notion pédagogique dont les enseignants doivent tenir compte. Bien entendu, les notions pédagogiques ne se limitent pas qu’à cela, loin de là! Il s’agit de l’art de bien savoir enseigner.
 Et les outils technologiques? Ne sont-ils pas importants? Je crois que oui! Nos élèves devront nécessairement en faire usage au cours de leurs futurs emplois et dans une société où la technologie prend de plus en plus de place, nous nous devons de les rendre compétents dans l’utilisation de ces outils. Cela nécessite donc une connaissance de ces outils par l’enseignant.
Ainsi, cette réflexion m’a amené à penser à l’importance de la formation continue pour ainsi maintenir un sentiment d’efficacité personnel élevé chez l’enseignant. Au même titre qu’un médecin qui s’informe sur les avancements scientifiques en médecine pour soigner ses patients, un enseignant a le devoir de s’informer à son tour sur les résultats de recherches en éducation pour ainsi améliorer le soutien qu’il apporte à ses élèves.
Un texte de M. Perrenoud traite de cette formation continue dans le milieu de l’enseignement et malgré qu’il s’agisse d’un professeur de l’Université de Genève en France, ses propos sont également, selon moi, très collés sur la réalité québécoise. M. Perrenoud est très critique dans son texte et fait un portrait réaliste de la situation actuelle de la formation continue. Une lecture de ce texte nous mène à nous questionner sur cette formation continue offerte aux enseignants. Remplit-elle réellement son rôle?
Voici une autre vidéo de Mme Ouellette expliquant très bien le modèle Tpack, il s'agit selon moi d'un bon complément à la première vidéo :