mardi 29 janvier 2013

Pour ou contre l'utilisation des TIC en classe ?

Après la lecture du texte Impact des TIC dans l’enseignement : une alternative pour l’individualisation? écrit par Françoise Poyet, j’en suis venu à me poser de nombreuses questions. L’utilisation des TIC en classe est une bonne chose ou pas? Suis-je suffisamment outillée pour rendre l’utilisation des TIC en classe efficace? L’utilisation des TIC, est-ce une bonne chose pour tous les élèves? Je crois que pour une future enseignante en adaptation scolaire au secondaire, il est très important que je me pose ces questions.

Après avoir eu la chance d’observer certaines situations lors de différents stages, il est évident que l’utilisation des TIC varie d’une classe à l’autre. Tel qu’il est mentionné dans le texte de Mme Poyet, cela s’explique probablement par la « non-perception par les enseignants de la valeur ajoutée des TIC appliquées à l’éducation » (Poyet, 2009). Ainsi, il est super important de répondre à ma première question, L’utilisation des TIC en classe est une bonne chose ou pas? Ce texte nous dévoile clairement qu’il est très difficile de répondre à cette question. D’ailleurs, j’ai particulièrement apprécié cette phrase à ce sujet : « […] comme il y a des croyants et des athées, il y a des partisans des [TIC] et des adversaires des [TIC] » (Poyet, 2009).

Toutefois, les écrits de Mme Poyet sont clairs concernant les enseignants qui pour leur part sont convaincus du bien fait des TIC sur la motivation et l’attention des élèves. Un aspect également très important qui est mentionné par Mme Poyet est que les TIC permettent une meilleure implication des parents dans le cheminement scolaire de leur enfant, ce qui bien entendu ne peut qu’avoir du positif sur les élèves.
On parle également d’une possibilité de poursuivre à la maison les apprentissages faits en classe. J’ai toutefois quelques réticences à ce sujet, car il faut faire très attention de ne pas pénaliser les élèves qui n’ont pas accès à un ordinateur ou encore à Internet à la maison. De plus, ce jeune qui n’a pas l’habitude d’utiliser l’ordinateur n’a généralement pas les compétences pour bien l’utiliser, ce qui peut parfois augmenter les inégalités entre les élèves. Lors de mon deuxième stage, un jeune était en très grandes difficultés et selon l’orthopédagogue, il devait utiliser l’ordinateur pour l’aider particulièrement en français lecture et écrit. Cependant, le jeune n’ayant pas accès à un ordinateur à la maison était très peu habile avec cet outil ce qui le ralentissait énormément.  Je crois donc qu’il faut faire très attention de ne pas généraliser!
Lorsque je discute de cette utilisation faite des TIC dans le milieu scolaire, je me rends compte qu’il y a plusieurs réticences dans mon entourage. Selon moi, cette réticence semble venir du fait qu’ils ont peur de voir une utilisation abusive des TIC par les jeunes d’aujourd’hui. Et je crois qu’il est effectivement très important d’y penser. Les jeunes d’aujourd’hui passent énormément de temps sur leur ordinateur personnel, sur leur console de jeux vidéo ou encore à regarder la télévision. Il est important d’y penser! Trop stimulés par cette technologie dans leur quotidien, les enseignants auront-ils à travailler d'arrache-pied pour attirer leur attention autrement?
Je tiens toutefois à terminer ce texte par cette phrase mentionnée dans le texte de Mme Poyet qui m’a semblé importante, particulièrement pour nous, futures enseignantes en adaptation scolaire  : « Libéré de l’obligation d’être la ‘seule et unique’ source d’information, l’enseignant peut diriger son attention vers les besoins et les capacités des équipes d’apprentissage et de chacun des élèves… » (Poyet, 2009). Qu’en pensez-vous?
Le texte de Mme Poyet est disponible sur le web, voici le lien : http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA-Veille/41-janvier-2009.pdf

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